Un peu d'histoire

 

Histoire de Grand-Reng,

Origine du nom du village,

  • Selon Carnoy, [HRINIO] locution latine en 779, [HIRINUM] en 844, [REN] en 947,[ in villa Rinio] au 10e S, [RENCH] en 1122, [GRANTRENG] en 1172, [RENG] en 1174, [RENH] vers 1191, [GRANTREING] en 1193, [en la ville de Grandreng] en 1608. Et là, on s’aperçoit que Vieux-Reng et Grand-Reng ont le même radical qui signifierait vieux bois et grand bois [de Rain].
  • La seconde origine serait allemande Hringa (neerl : Ring) [Reng] qui se dit d’une base ronde de fortins ou d’une terre entourant une villa. Il faut entendre par là « ager » -> levée de terre, défense.
  • On retrouve également des traces d’installation de camp Romains et Gaulois dans les temps reculés … On a retrouvé sur les terres de Grand-Reng, mais aussi Vieux-Reng et Rouveroy, des traces de camps qui ont pu être établi sur les bords de la Trouille comme garde avancée de la ville de Bavai (Bavay) alors capitale de la Nervie. Ce qui fait dire que Vieux-Reng pourrait avoir été vieux-camp et Grand-Reng, grand-camp. (Cette étymologie a le mérite de s’appuyer sur des probabilités historiques).
  •  Une autre définition est aussi à prendre en compte, Vieux-Reng est appelé [Vies-Rain] mais cette orthographe n’es pas constante elle varie quelquefois, et il est plusieurs actes ou ce village est désigné par le mot [Vies-Reng]. D’après la 1ère orthographe cela veut dire vieille rivière, vieux cours d’eau du tudesque rin, rain, couler, rivière. Mais il est plus probable que cette dénomination est moins exacte que l’autre, laquelle fait supposer au village la signification de vieux camp, de ring, circonvallation. De cette manière on pourrait explique l’étymologie de Grand-Reng qui alors signifierait grand camp plutôt que grande rivière, chose peu probable en voyant l’importance de la trouille à cet endroit.

Au 8éme siècle,

Si le nom de Grand-Reng apparaît pour la première fois en 779, il semble que le territoire de la localité était occupé depuis l’antiquité. Dans le nord du village on a retrouvé un tombeau renfermant trois squelettes, dont l’un, couché sur toute sa longueur à coté de quelques armes, avec les deux autres placés aux pieds et à la tête, comme si on les eut écrasés dans une position verticale. Cette manière d’inhumer rappelle les peuples Francs, hunniques ou gothiques, et semble indiquer qu’un chef de ces nations aura été tué sur ces lieux. Des hordes quelconques ont donc combattu au temps des romains sur les plaines de Grand-Reng et de Vieux-Reng cette opinion ne laisse aucun doute depuis la découverte important en 1845 d’une nécropole gallo-romaine avec armes, lances, épées, vases et monnaies romaines et gauloises. Le village de Reng ou Grandreng appartenait à l’abbaye de Chièvremont, Le chapitre d’Aix-la-Chapelle possédait l’église de ce village, en 867. Le roi Zuentibold s’en était emparé pour en gratifier le comte Folcbert ; mais le 11 juillet 897, il le restitua à l’abbaye qu’il avait injustement apoliée. Deux seigneuries se partageaient le village: la première était une possession du Comte de Hainaut et à la prévôté de Beaumont. (avant d’appartenir à la famille de Croÿ en 1453, la seconde appartenait à une famille portant le nom du village et la prévôté de Binche.

Au 11ème siècle,

Grand-Reng était une paroisse du décanat de Maubeuge avant d’être partagé entre la prévôté de Binche et de Beaumont. Le chapitre d’Aix-la-chapelle y possédait des biens à une époque très reculée.

Au 12éme siècle,

  • Apparition du mot Grantreng, Grantreing
  • Cette église cédée, en 1174, à l’abbaye Saint-Pierre d’Hautmont, moyennant une redevance annuelle de 10 marcs d’argent (monnaie de Cologne), confirmée par l’empereur Fréderic le 31 mars 1174, et par le pape Innocent III, le 5 juin 1199 « Recognito abbatis Altimontensi de bonis, in Reng ». A ces biens, les religieux d’Hautmont en joignirent d’autres qui leur furent légués à différentes époques, notamment quelques terres appelées Sainte-Marie, ainsi que quatre journels et une maison destinée sous le nom d’hôtel de Grand-Reng, bien dont l’acquisition remonte aux années 1178-1179. La ferme destinée à l’exploitation des propriétés que l’abbaye d’Hautmont possédait à Grand-Reng existe encore aujourd’hui (1851) sous le nom de Cense de la Dîme.
  • En 1179 la seigneurie de Grand-Reng était possédée par Adam, chevalier dudit lieu.

Au 13éme siècle,

En 1200, Alard de Grand-Rain, chevalier du dit lieu. Présent ainsi que d’autres seigneurs du pays à l’assemblée des Etats du Hainaut où furent rédigées les lois et coutumes de ce comté. Alard eu 2 fils, Cèdes de Rain, partit pour la croisade en 1202. Vint Nicolas de Rain, cité dans nombre de titres du XIIIè S et qui fonda au nord du village la maladrerie de Grand-Reng.
 

Au 14éme siècle,

  • Huon de Raing, fit hommage de sa terre au comte de Hainaut sur la renonciation qui en fut faite par Gérard de Jauche et le seigneur du Roeulx, qui en avaient eu jusque-là la suzeraineté.
  • 1334, Le comte de Hainaut, frère d’Huon de Raing, récupéra la terre auprès de Jean, sire de Beaumont, qui l’avait acquis. Comme on peut le voir dans le 1er cartulaire de la province, acte qui spécifie les différentes parties et mouvances de la dite terre.
  • Acquise au XIVè S par les seigneurs de Solre-sur-Sambre, avant son rachat une première fois en 1642 et une seconde fois en 1707.

Au 15éme siècle,

  • En 1453, la terre de Beaumont, propriété depuis des siècles à la famille comtale du Hainaut, dont fait partie une partie de Grand-Reng, est revendu par Philippe le Bon à Antoine 1er de Croÿ.
  • 1464, La terre de Beaumont, dans sa totalité, fut confisquée par Charles le Téméraire, puis rendue aux Croÿ par Maximilien d'Autriche.

Au 16éme siècle,

  • Au mois de juillet 1571, le grand bailli du Hainaut accorda au village de Grandreng un règlement pour le champiage des moutons et le glanage.

Au 17ème siècle,

  • En 1608 le « besogné » de Beaumont dresse la liste des villages et hameaux que la géographie féodale attribuait au comté de Beaumont. Outre la ville de Beaumont, on y comptait dix-huit villages dont Grand-Reng. Assez vaste, comme on le devine, le territoire de la seigneurie n'était pas d'un seul tenant. Il formait sur la carte plusieurs taches séparées. La première, la plus importante, où se lisaient le nom de la ville et ceux de onze villages, s'allongeait du nord au sud, de Thirimont à Virelles. Une autre s'arrondissait au sud-est de Maubeuge et comprenait les villages de Beaufort, Ferrière-la-Grande, Cerfontaine, Rousies et la partie beaumontoise de Ferrière-la-Petite. Bersillies-l'Abbaye et Grand-Reng, de part et d'autre de la Sambre, formaient des taches plus petites. Toutes ces terres composaient ensemble la seigneurie de Beaumont, fief relevant du comté de Hainaut. Quant à la prévôté de Beaumont, division administrative et fiscale du même comté, elle ne recouvrait pas exactement le même territoire. Elle était moins étendue et n'englobait ni Thirimont, ni Leval, ni Bersillies, trois villages de la prévôté de Maubeuge. En était exclue aussi la moitié de Grand-Reng, qui relevait de la prévôté de Binche.
  • Le village partagé entre les Prévôtés de Beaumont et de Binche connut par deux fois l’identité française; puisque la Prévôté de Binche fut rattachée à la France de 1668 à 1678 et la Prévôté de Beaumont de 1684 à 1698.
  • 1620-1713, construction de l’église de style semi-classique (roman). LA tour portait le millésime 1620.
  • 1642, la terre de grand-Reng appartenait, à messire Herman Camusel, qui l’hypothéqua au profit du pince de Chimai (chimay).
  • En 1664, Théodore Vannestel était seigneur de Trouille, c’était le mayeur qui avait droit de semoncer les échevins de Grandreng, pour les devoirs concernant les héritages dépendants de la dite seigneurie.

Au 18ème siècle,

  • 1702, le monastère d’Hautmont racheta cette rente au chapitre d’Aix-la-Chapelle pour la somme de 3000 écus à 48 patars pièce.
  • 1707, année ou Albert Camusel, descendant de Herman, céda à François Domon la terre de Grand-Reng.
  • En 1715, elle appartient à Théodore Le Duc, pensionnaire du clergé. Le village compte trois hautes justices : une appartenant au roi car dépendant de la prévôté de Binche, la deuxième au prince de Chimay comme comte de Beaumont et la troisième au même en qualité de vicomte de Grand-Reng, titre acquis du sieur De Sars
  • 1789, révolution française, la terre de Grand-Reng passa de cette famille à celle de MIRAUMONT qui possède actuellement la plupart des biens qui en font parties.
  • La seigneurie de la Trouille située en ce village était la propriété du sieur le Duc

Au 19ème siècle,

  • 10/05/1814 – 31/12/1815, Grand-Reng a été rattaché à la France.
  • 1820, traité de Courtrai qui avait pour but de délimiter la frontière entre les royaumes des Pays-Bas et de la France. L’article 50 délimite le contour entre grand-Reng et Vieux-Reng, Lameries, Marpent et Jeumont. On procéda alors à la pose de bornes, l’une d’elle est toujours visibles aux tuileries.
  • Vers 1850, il y avait dans ce village, deux moulins, une brasserie, une distillerie, une savonnerie, une fabrique de carreaux, céramique disparue en 1846, ainsi que des carrières de sable exploitées dès le 14ème siècle.

Au 20ème siècle,

  • 1905-1906 construction de l’église actuelle de style néo-gothique ayant gardé la tour qui date de 1620.
  • 31/121976, fusion des communes et Grand-Reng fut rataché au même titre que Solre-sur-Sambre (S/s/S), Bersillies-l’Abbaye, Montignies-St-Christophe, hantes-Whieries à Erquelinnes.
  • 1978, disparition du kiosque du village